Signalétique et balisage

Pour traverser les Alpes à pied, il « suffit » de suivre les balises GR® rouges et blanches mises en place par les bénévoles de la Fédération française de la Randonnée. Cependant, munissez-vous des cartes topographiques utiles… que vous savez utiliser !

 

Un balisage local (marque repère peinte ou apposée sur différents supports) complète parfois ce balisage officiel. Et une signalétique verticale (de nature et de qualité diverses…) peut s’y surajouter, sous forme de panneaux de direction aux principaux embranchements.

A savoir : l’entretien des sentiers, le balisage et la signalétique ne se font pas tout seuls… Ils sont généralement assurés en concertation par différents partenaires, comme l’ONF (Office national des Forêts), les parcs nationaux et régionaux, les collectivités locales ou la Fédération française de la Randonnée pour les GR®.

Niveau de difficulté de l'itinéraire

La Grande Traversée des Alpes par le GR®5 est un itinéraire de montagne. Le dénivelé positif est donc un élément aussi important que la distance à parcourir.

 

Un randonneur moyen monte de 300 m par heure ou descend de 500 m. Un randonneur aguerri peut faire facilement du 400 ou 500 m/h. Mais l’important est de bien gérer son effort pour arriver au bout, pas de monter vite !

En moyenne, les étapes représentent un dénivelé positif de 1000 m. Mais les plus conséquentes peuvent aller jusqu’à 1300 voire 1450 m.

Il y a aussi des étapes plutôt descendantes (pas forcément plus faciles…), dont les plus grosses représentent 1100 à 1200 m de dénivelé négatif.

Les horaires de parcours sont donnés à titre indicatif sur la base horaire moyenne énoncée ci-dessus (+300 m/h ou -500 m/h), sans tenir compte des temps de pause (lecture de carte, pique-nique, etc.)

Du lac Léman à la mer Méditerranée, vous serez bien entendu amenés à fouler tout type de sol : sentiers de montagne principalement, pistes forestières et quelques passages de cols dans des pierriers.

Certains tronçons sont vertigineux et exposés. Il est essentiel d’avoir le pied sûr, en particulier par temps humide ou par brouillard.

Un minimum d’expérience est requis pour ces conditions météo particulières, comme savoir utiliser les « outils de navigation » (carte, boussole, GPS).

Toujours bien avoir en tête que votre parcours doit être adapté au niveau de forme physique de la personne la moins « affûtée » du groupe.

 

Attention aux névés résiduels en début de saison, le plus souvent dans les versants nord aux abords des cols.

Leur présence peut nécessiter une attention particulière et/ou du matériel spécifique d’alpinisme : crampons, piolet, corde (pour sécuriser le passage des autres membres du groupe).

N’hésitez pas à vous renseigner à l’avance auprès des personnes compétentes : gardiens de refuges, accompagnateurs en montagne et guides, clubs alpins et associations de randonnée. Vous trouverez les contacts de ces structures sur les sites des fédérations :

- la Fédération française de randonnée

- la Fédération française des clubs alpins de montagne

 

Cartes et topos

Les Alpes, c’est vaste ! Préparez votre itinéraire avec des cartes précises et des topoguides que vous savez utiliser.

Les cartes les plus usitées sont les Top 25 (échelle 1/25 000e) éditées par l'Institut géographique national (IGN). Vous les trouverez en librairie, ou directement depuis notre site internet en cliquant sur les références de la carte qui vous intéresse.

Il existe aussi des cartes transfrontalières couvrant la zone franco-italienne, les cartes Alpes sans frontières. Elles vous seront particulièrement utiles si vous comptez passer versant suisse ou italien.

Si vous maîtriser parfaitement l’orientation et la lecture du balisage, les cartes Glénat (antérieurement Libris) au 1:50 000e ou au 1:60 000e peuvent éventuellement suffire. Elles présentent l’avantage de couvrir un massif chacune et vous permet donc de réduire la quantité de papier à (em)porter.

Vous pouvez aussi utiliser les topoguides de la Fédération française de la Randonnée qui détaillent le parcours massif par massif, avec pour chaque étape un extrait de la carte IGN Top 25 correspondante. Toutes les références sur www.ffrandonnee.fr.

Bonne idée : si vous faites une randonnée au long cours, vous pouvez utiliser les services de poste restante pour recevoir et renvoyer des paquets de cartes ou de topoguides en route.

Période et climat

La saison de la randonnée dans les Alpes couvre principalement la période de juin à octobre. Il existe plusieurs explications à cette période assez courte.

La plupart des refuges ne sont ouverts que du 15 juin au 15 septembre, même si ils peuvent parfois ouvrir les week-ends précédant la date officielle d'ouverture et ceux suivant celle de fermeture, ainsi que sur réservation pour les groupes.

Dans certains villages d’altitude, les commerces peuvent fermer dès la fin août, y compris les hébergements.

En dehors de la période estivale, il risque donc de vous falloir redescendre en vallée chercher un hébergement ou un ravitaillement avant de remonter sur l’itinéraire.

A cela s’ajoute la présence possible de névés résiduels en début d’été, dans les combes et dans les pentes exposées au nord. Ce qui peut nécessiter un matériel spécifique (chaussures rigides et/ou matériel d’alpinisme).

Refrain connu : le temps change vite en montagne ! Attendez-vous aussi bien à de fortes chaleurs qu’à des averses de neige, même en plein été. Et à des orages, en particulier en fin d’après-midi.

Un bon équipement est une base incontournable pour éviter les « galères ».

 Surtout, renseignez-vous avant votre départ auprès de Météo France :

- prévisions « montagne » par département : +33 (0)8 92 68 02 .. (n° du département)

- L’ensemble des bulletins Météo France : +33 (0)8 92 68 08 08

Il est aussi essentiel de savoir renoncer et faire demi-tour en cas de brusque changement de temps, de difficulté de parcours non anticipée ou de retard trop important sur l’horaire.

Equipement

Une fois largués les amarres, il est indispensable d’avoir avec soi l’essentiel, pour ne manquer de rien, mais pas plus, pour ne pas s’alourdir inutilement ! c’est toute la subtilité de l’itinérance. Nous vous donnons ci-dessous les fruits de notre expérience, pour que la vôtre soit du plaisir avant tout !

  • La base : s’équiper de bonnes chaussures (déjà portées auparavant !), prévoir des vêtements adaptés, un sac à dos bien conçu dans lequel vous n’emportez que l’essentiel. Ne partez pas trop chargé, un sac lourd fatigue inutilement et peut déséquilibrer dans les passages délicats.
  • L’art de faire son sac à dos consiste aussi à l’organiser (des sacs plastiques pour ranger les habits permettent d’éviter qu’ils ne se mouillent et de tout vider pour trouver ses chaussettes).

Les incontournables

  • Plusieurs couches de vêtements pour les variations de température, protection contre la pluie (y compris pour votre sac à dos).
  • De l'eau en quantité suffisante (au moins 1,5 l/personne/jour)
  • Les outils d’orientation : carte topographique couvrant la zone de la randonnée effectuée, GPS, boussole (que l'on sait bien utiliser !) Petits tutoriels ici.
  • Des protections solaires : lunettes de soleil, crème solaire et chapeau.
  • De la nourriture à fort apport énergétique : barres de céréales, fruits secs, amandes...
  • Un sifflet pour appeler au secours.
  • Du papier toilette et un briquet pour faire brûler le papier (hors période de sécheresse et zones forestières sensibles).
  • Une trousse de premiers secours avec : quelques pansements (dont « seconde peau » pour les ampoules), compresses stériles, désinfectant, collyre, liquide physiologique, bande adhésive (type élastoplast), antispasmodique (type Spasfon), paracétamol/aspirine, coupe-ongle, pince à épiler, du fil et une aiguille (échardes et ampoules), tire-tique. Et aussi... : anti-inflammatoire, compresse à imprégnation lipidique et vos médicaments usuels.
  • Une couverture de survie (avec une bougie, on peut faire une « bulle » chaude sous la couverture de survie).
  • Au moins un téléphone portable (avec son chargeur !)

Les plus

  • Des bâtons de randonnée pour la stabilité, en particulier avec un sac à dos un peu lourd ou sur des terrains peu évidents (herbe humide, pierriers...).
  • Un « sac à viande » (drap en soie ou coton) pour votre confort et l'hygiène en refuge.
  • Une lampe frontale ou de poche (avec piles de rechange).
  • Un altimètre, un GPS que vous avez l'habitude d'utiliser.
  • Des crampons légers, voire un piolet pour les franchissements de névés tardifs ou de passages exposés. Eventuellement une corde de 30 m pour sécuriser les membres de votre groupe.
  • De quoi bricoler une chaussure : fil de fer, ficelle, bande élastique adhésive (élastoplast).
  • Des jumelles, un appareil photo pour observer la faune sans la déranger.
  • Des guêtres si le terrain où l'atmosphère est humide.